Parmi les définitions importantes en préparation physique, il faut savoir que l’énergie nécessaire à la pratique d’une activité physique est produite par 3 filières énergétiques : Aérobie, Anaérobie lactique et Anaérobie alactique. Chacune d’elle est caractérisée par une capacité (volume) et une puissance (débit) qui font que les durées d’utilisation sont spécifiques à chacune d’elle.

L’aérobie : > 1’30 d’effort

La filière aérobie représente les gammes d’intensité de travail d’endurance. Elle traduit l’aptitude de l’organisme à capturer (respiration), transporter (globules rouges + débit cardiaque) et utiliser (efficacité oxydative des cellules) l’oxygène pour transformer l’énergie. C’est la seule filière énergétique qui permette de créer de l’énergie (ATP) en utilisant l’oxygène. Cette voie énergétique ne produit aucun déchet pour l’organisme et elle utilise tous les substrats énergétiques (principalement glucides et lipides).

Travailler l’aérobie permet d’augmenter le stockage et l’utilisation des substrats énergétiques ainsi que l’amélioration du VO2max. Ce type de travail est trop souvent oublié par les entraineurs !

L’anaérobie lactique : de 15’’ à 1’30 d’effort

Arrivée à 100% de la VMA, la respiration est à son maximum, il n’y a plus assez d’arrivée d’oxygène pour répondre à l’effort supérieur. Le corps fait donc appel à la filière anaérobie lactique qui consiste en une aide au fonctionnement du muscle. Sauf que cette aide n’est pas gratuite, elle s’accompagne d’un apport d’acidité lactique dans l’organisme qui perturbe la contraction du muscle. Résultat, le muscle a de plus en plus de mal à fonctionner, la vitesse doit être réduite ou la course arrêtée.

Dans la filière anaérobie lactique, on distingue :

  • La Puissance Anaérobie Lactique qui consiste à un effort à 140/160% VMA
  • La Capacité Anaérobie Lactique qui consiste à un effort de 90/130% VMA, les sensations étant moins fortes que sur la puissance

L’anaérobie alactique : < 15’’ d’effort

A la différence de l’anaérobie lactique, l’anaérobie alactique ne produit pas d’acide lactique. Lors d’efforts intenses et brefs, il dégrade directement l’Adénosine triphosphate (ATP) qui s’épuise en seulement 2 à 3 secondes. La créatine phosphate (ou phosphocréatine) prend le relais pour produire l’ATP. Celle-ci s’épuise au bout de 10-15 secondes.

 

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Résumé

Voici un schéma qui résume les différentes filières énergétiques, ce schéma est la courbe d’Howald modifiée par Poortmans & Boisseau en 2001-2003

courbes d’Howald aérobie anaérobie
 

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