acide lactiqueLa traduction du fait d’avoir de l’acide lactique est très complexe. Il y a quelques années, c’était le témoin de la fatigue mais, depuis peu, il s’agirait d’un indicateur utilisé pour évaluer l’impact d’un entraînement. Des études sont en cours pour essayer d’avoir une vérité scientifique car il est compliqué de rester sur ce curseur disant que l’acide lactique est néfaste ou est bon signe… D’ailleurs, l’acide lactique est-il vraiment ce à quoi on pense (cf. paragraphe suivant) ?

Acide lactique : comment arrive-t-il ?

Une étude de Cazorla et Coll datant de 2001 (« Lactate et exercice : mythes et réalités ») montre que durant un travail court et intense, la glycolyse anaérobie (voie aérobie) va dégrader le glucose en 2 molécules d’acide pyruvique dont la majorité sera transformée en acide lactique. Dès que l’acide lactique sera formé dans la cellule musculaire, il sera divisé en molécule de lactate et en proton. Et c’est donc ce proton qui est responsable de l’acidité dans le muscle et non, ce qui est couramment dit, l’acide lactique ! Sachez que la glycolyse anaérobie permet de produire 3 ATP (carburant des muscles). Enfin, au cours de la récupération, le lactate est métabolisé ce qui est différent du fait qu’il soit éliminé.

En d’autre terme, ce qui est communément appelé « acide lactique » est en fait un proton…

Comment l’atténuer ?

L’entrainement joue un grand rôle sur ce point car plus le corps aura l’habitude de s’entrainer, plus l’acidose musculaire sera retardée (il arrivera toujours à un moment donné). L’entrainement de fractionné long (8 x 1′) et/ou avec une récupération inférieure au temps de travail (45/30 sec) permet de travailler l’apparition de l’acide lactique.





Il faut bien gérer les phases de récupérations qui permettent aux muscles de se régénérer et donc de débuter l’entrainement suivant de manière optimale. En effet, imaginons un effort constant sur plusieurs séances, si dès la séance 2, vous n’avez pas suffisamment récupéré, vous finirez celle-ci plus fatigué que lors de la séance 1, la séance 3 débutera très fatigué et ainsi de suite ! C’est là qu’arrive le surentrainement dont de très (trop !) nombreux sportifs(ves) sont victimes.

L’acide lactique est-il responsable des crampes ou courbatures ?

Il n’existe aucune étude qui arrive à expliquer comment arrive une crampe ! Le fait d’avoir plus de lactates est une coïncidence. Concernant les courbatures, elles arrivent généralement une fois le muscle froid, il n’y a donc pas de lien d’autant plus que l’on peut être courbaturé sans avoir effectué un travail physique produisant du lactate (exemple, la 1ère sortie de course à pied début aout).

 

L’Equipe Prépa Physique

Acide lactique

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