Pourquoi tout le monde parle de VMA au foot ? Dans le milieu sportif, la Vitesse Maximale Aérobie figure comme le principal indicateur pour mesurer les capacités aérobies des footballeurs. Ce test simple permet aux entraîneurs de situer le « moteur » de leurs joueurs et d’adapter précisément les séances d’entraînement.
Quelle est la VMA d’un footballeur pro ?
La VMA moyenne d’un footballeur professionnel se situe autour de 18 km/h, avec une fourchette comprise entre 16 et 19 km/h selon le niveau et le poste occupé. Les profils les plus endurants, notamment les milieux de terrain et les latéraux, peuvent atteindre des valeurs exceptionnelles proches de 21 km/h.
À titre de comparaison, la VMA moyenne d’un homme entraîné régulièrement tourne autour de 14-16 km/h. Un coureur amateur pratiquant le running 2 à 3 fois par semaine se situe généralement dans cette fourchette. Les footballeurs professionnels dépassent donc largement cette moyenne grâce à leur préparation physique intensive et spécifique.
Les valeurs exceptionnelles restent rares. N’Golo Kanté, réputé pour son activité incessante au milieu de terrain, afficherait une VMA proche de 21 km/h. Cette performance lui permet de maintenir une intensité remarquable pendant 90 minutes sans faiblir. Pour comparaison, Eliud Kipchoge, recordman du monde du marathon, possède une VMA estimée à 24,3 km/h, un niveau inaccessible pour le football où d’autres qualités (explosivité, changements de direction, technique) sont prioritaires.
La VMA suffit-elle à évaluer un joueur ?
La VMA constitue un excellent indicateur de la capacité aérobie d’un footballeur, mais elle ne raconte qu’une partie de l’histoire. Comprendre ses apports et ses limites permet d’éviter les déceptions et les fausses interprétations.
Ce que la VMA prédit efficacement au football
La VMA mesure la capacité à répéter des efforts à haute intensité tout au long d’un match. Un joueur avec une VMA élevée récupère plus rapidement après un sprint et maintient un niveau de performance constant pendant 90 minutes. Cette qualité devient décisive dans le football moderne où l’intensité ne cesse d’augmenter.
Les joueurs professionnels maintiennent une fréquence cardiaque autour de 85% de leur FCM (fréquence cardiaque maximale) durant un match, tout en parcourant entre 8 et 12 kilomètres selon leur poste. Une VMA élevée permet de soutenir ce rythme sans accumuler de fatigue excessive, préservant ainsi la lucidité technique dans les moments clés.
Les limites de la VMA au football
La VMA ne mesure pas la vitesse de sprint maximale. Un joueur peut afficher une VMA de 18 km/h tout en atteignant 35 km/h sur 30 mètres lancés. Ces deux qualités sollicitent des filières énergétiques différentes : l’aérobie pour la VMA, l’anaérobie alactique pour le sprint pur.
L’agilité, les changements de direction, la coordination et bien sûr la technique échappent totalement à la mesure de la VMA. Un défenseur central peut parfaitement réussir au plus haut niveau avec une VMA de 16 km/h s’il compense par un placement optimal, une lecture du jeu exceptionnelle et une puissance physique dominante. Virgil van Dijk ou Raphaël Varane illustrent parfaitement cette réalité.
La VMA reste donc un indicateur parmi d’autres, utilisé pour calibrer les séances d’entraînement et suivre l’évolution de la condition physique. Elle ne prédit en aucun cas le niveau technique, tactique ou mental d’un joueur.
Cette logique de ne pas tout résumer à un seul chiffre, mais de s’en servir pour guider ses décisions, vaut aussi ailleurs : dans l’univers du jeu en ligne, les joueurs de OnlySpins Casino qui visent la régularité ne misent pas “au feeling”. Ils évaluent le risque du jeu (fréquence des résultats favorables, variabilité des résultats) et ajustent leurs mises en conséquence, comme la VMA sert à ajuster l’intensité d’entraînement au lieu de courir au hasard.
Comment mesurer sa VMA au football ?
Connaître précisément sa VMA permet de calibrer les entraînements avec exactitude. Plusieurs protocoles fiables existent, adaptés aux contraintes du terrain de football et accessibles sans équipement sophistiqué.
Quel test choisir pour les footballeurs ?
Deux protocoles se démarquent par leur simplicité et leur fiabilité pour mesurer la VMA au football :
- Le test VAMEVAL représente le protocole de référence pour les footballeurs. Il consiste en une course progressive sur piste balisée tous les 20 mètres, rythmée par des bips sonores. La vitesse démarre à 8 km/h et augmente de 0,5 km/h chaque minute. Le joueur doit ajuster son allure pour atteindre chaque plot au moment du signal sonore. Le test s’arrête lorsque le joueur ne parvient plus à suivre le rythme imposé. La dernière vitesse maintenue correspond à la VMA.
- Le test Cooper 6 minutes offre une alternative simple sans matériel spécifique. Le principe : parcourir la plus grande distance possible en 6 minutes à allure constante. La formule de calcul est directe : distance parcourue (en mètres) divisée par 100. Exemple : un joueur qui court 1 800 mètres en 6 minutes possède une VMA de 18 km/h. Ce test nécessite une bonne connaissance de ses capacités pour éviter de partir trop vite et s’épuiser prématurément.
Mode d’emploi du test VAMEVAL
Matériel nécessaire :
- 20 à 30 plots espacés de 20 mètres
- Application ou fichier audio VAMEVAL (disponible gratuitement)
- Terrain plat (stade, piste d’athlétisme)
- Chronomètre
Protocole d’exécution :
- Échauffement complet de 15-20 minutes (footing léger, gammes athlétiques, accélérations progressives)
- Positionnement sur la ligne de départ au premier signal sonore
- Course en suivant les bips, vitesse initiale à 8 km/h
- Augmentation de 0,5 km/h chaque minute (le rythme des bips s’accélère)
- Arrêt lorsque le retard dépasse 2 mètres sur deux bips consécutifs
- Note de la dernière vitesse complétée = VMA
Obtention de la VMA la valeur s’affiche directement via l’application ou se lit sur le palier validé. Si un joueur abandonne au palier 18 km/h après 30 secondes, sa VMA est de 17,5 km/h (dernier palier complet).
Les meilleurs exercices VMA utiles au foot
Améliorer sa VMA nécessite des séances spécifiques structurées autour de formats d’effort intermittents. Trois protocoles ont fait leurs preuves pour les footballeurs.
Le 30/30 : le format classique d’amélioration
Le 30/30 représente le format intermittent court de référence pour développer la VMA. Le principe : alterner 30 secondes d’effort à 100-110% de VMA avec 30 secondes de récupération active (marche ou trot léger).
Objectif physiologique : ce format sollicite intensément la filière aérobie tout en reproduisant les alternances effort/récupération du football. Le temps de travail relativement court (30 secondes) permet de maintenir une intensité élevée sur l’ensemble de la séance.
Exemple de séance type :
- Échauffement : 15 minutes (footing + gammes + 3 accélérations)
- Bloc 1 : 8 répétitions de 30/30 à 105% VMA
- Récupération : 3 minutes de marche active
- Bloc 2 : 8 répétitions de 30/30 à 105% VMA
- Retour au calme : 10 minutes de footing léger
Fréquence recommandée : 1 fois par semaine en période de développement (préparation physique), maintien toutes les 10-15 jours en saison.
Progression : commencer par 2 x 6 répétitions, augmenter progressivement jusqu’à 2×10, puis jouer sur l’intensité (passer de 100% à 110% VMA).
Le 15/15 : intensité maximale
Le 15/15 pousse la logique du fractionné court encore plus loin avec des temps d’effort et de récupération réduits de moitié. Ce format très exigeant développe simultanément la VMA et la capacité à répéter des efforts explosifs.
Objectif physiologique : les 15 secondes d’effort permettent d’atteindre rapidement une intensité maximale (110-120% VMA) sans accumulation excessive de lactates. La récupération brève maintient le système cardiovasculaire à un niveau d’activation élevé.
Exemple de séance type :
- 3 séries de 12 répétitions de 15/15 à 115% VMA
- Récupération entre séries : 3 minutes
- Variante avec ballon : conduite de balle sur 15 secondes, récupération passive 15 secondes
Fréquence : 1 séance tous les 10 jours maximum. Ce format très intense nécessite une récupération complète entre les séances.
L’intermittent long : développer l’endurance de la VMA
Le format 3’/2′ ou 4’/2′ travaille la capacité à maintenir une intensité proche de la VMA sur une durée prolongée. Les efforts durent entre 3 et 4 minutes à 90-95% VMA, entrecoupés de 2 minutes de récupération active.
Objectif physiologique : ce format développe l’endurance à haute intensité et la tolérance à l’accumulation de lactates. Il améliore également l’économie de course, permettant de maintenir plus longtemps une vitesse élevée.
Exemple de séance type :
- 4 à 6 répétitions de 3 minutes à 90% VMA
- Récupération : 2 minutes de trot lent entre chaque effort
- Volume total : 12 à 18 minutes d’effort effectif
Fréquence : 1 fois par semaine en début de préparation, puis espacement progressif en cours de saison.
Progression : commencer par 4×3′ à 90% VMA, progresser vers 6×3′ puis augmenter l’intensité jusqu’à 95% VMA.