maladie Osgood Schlatter La croissance est un phénomène naturel chez les jeunes, elle est plus ou moins prononcée suivant les individus : certains vont grandir petit à petit et d’autres vont connaître un pic de croissance important qui peut engendrer des désagréments. Parmi ces désagréments, certains adolescents se plaignent de douleurs aux genoux, ce n’est pas (forcément) de la comédie. Nous allons voir ce qu’est la maladie d’Osgood Schlatter, quels sont les syndromes, les éventuels traitements qu’ils soient préventifs ou curatifs et pour conclure, quelle durée d’arrêt de sport.

Qu’est ce que la maladie d’Osgood Schlatter ?

La maladie d’Osgood Schlatter est une pathologie qui touche le genou principalement chez les jeunes sportifs à l’adolescence (entre 10 et 14 ans lorsqu’ils sont au collège). Ce sont 2 auteurs qui la décrivent pour la première fois au début des années 1900 : M. Osgood et M. Schlatter d’où le nom.

Osgood Schlatter Au niveau anatomie, le genou rassemble le fémur (os de la cuisse) au tibia et péroné (les deux os de la jambe) avec un autre petit os qu’est la rotule. Afin que les mouvements du genou ne soient pas douloureux (pour schématiser que le fémur ne frotte pas contre le tibia et péroné), les ménisques (ménisque internet et externe) ont un rôle d’amortisseur, de coussinet. Ces différents os (hors rotule) sont maintenus par quatre ligaments : 2 croisés et 2 latéraux. La rotule, quant à elle, est maintenue en haut par le quadriceps (un des muscles de la cuisse) et en bas, par le tendon rotulien. Et c’est ici que naît la douleur de la maladie d’Osgood Schlatter !

Le tendon rotulien s’attache sur une petite bosse (appelée tubérosité tibiale) devant le tibia et la douleur est diffuse sur cette zone à cause du cartilage de croissance.

Pourquoi les sportifs sont-ils exposés à la maladie d’Osgood Schlatter ?

La pratique intensive d’activités sportives est un facteur aggravant concernant Osgood Schlatter notamment pour les sports provoquant une sur-utilisation de l’appareil extenseur. Un footballeur sera plus à même d’être touché qu’un nageur, le traumatisme des impacts au sol étant prépondérant.

Autre spécificité, c’est une maladie qui touche quasi exclusivement les adolescents et très rarement les adolescentes.

Quels sont les symptômes d’Osgood Schlatter ?

Si l’adolescent répond aux critères ci-dessous, il y a de forte chance qu’il ait la maladie d’Osgood Schlatter :

  • fait du sport de manière intensive (quasi quotidienne)
  • a fait une poussée récente de croissance
  • a mal sur le bas du genou, dessous la rotule, au niveau du tendon rotulien
  • s’il y a une sorte d’excroissance visible à l’oeil nu dessous la rotule

Ne paniquez pas, faites vous certifier cela par votre médecin (ou idéalement un médecin du sport) qui vous fera passer des examens plus poussés (radio).

Quel traitement pour guérir d’Osgood Schlatter ?

Il n’existe pas de traitement miracle contre Osgood Schlatter, le repos, l’alimentation et le kiné étant les 3 maîtres mots.

Le repos pour soigner Osgood Schlatter

Lorsque le diagnostic tombe, il faut stopper toute activité physique. C’est très important de comprendre que toute reprise précoce de sport entraînera une rechute et donc un arrêt encore plus long. De plus, la reprise doit se faire doucement et étape par étape toujours en accord avec le corps médical

L’alimentation pour soigner Osgood Schlatter

Une prise de sang pour surveiller les taux de vitamines et minéraux serait intéressant. A voir s’il n’y a pas de carence en vitamine D par exemple. Il faut consommer un peu plus de calcium via les produits laitiers ainsi que des fruits et légumes. L’alimentation a un rôle important, ne la sous-estimez pas.

Le kiné pour soulager Osgood Schlatter

Les avis divergent sur cet aspect mais un travail avec le kiné pour travailler les étirements ciblés est intéressant dans une optique de rééducation pour réduire l’inflammation.

 

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Conclusion sur la maladie d’Osgood Schlatter

Si vous ou votre enfant êtes victime d’Osgood Schlatter, ce n’est pas la fin du monde, dédramatisez, il n’y a pas de complication (sous condition de bien respecter le temps de repos) et les douleurs finissent toujours par disparaître. Le seul conseil est de consulter dès l’apparition de la douleur car plus tôt elle est prise en charge, moins le temps de repos sera long. Et en parlant de temps de repos, il oscille entre 1 et 6 mois suivant la gravité.

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